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 si j'avais été une meuf on aurait dit qu'j'étais une... | merc.

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Mercure Ethet

pseudo : apy.
messages : 58
Date d'inscription : 21/11/2016
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âge : vingt-six ans.
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MessageSujet: si j'avais été une meuf on aurait dit qu'j'étais une... | merc.   Lun 21 Nov - 18:59

Mercure Ethet




prénom : mercure. la planète connue la plus près du soleil, la plus près de la chaleur, la plus près du feu. mercure, le dieu des messagers, le dieu du commerce, le dieu du voyage, mais aussi et surtout, le dieu des voleurs. comment dire que ce nom te va bien, sans complimenter par la même occasion tes parents, qui vous ont tous donnés des prénoms dont on pouvait se moquer, à l’école ? nom : ethet. c’est ton dar’, ça, qui vous l’a refilé. d’un côté, t’as la haine de pas être une nana, de pas pouvoir changer de nom, quand tu te marieras. mais au final, le mariage, la promesse d’une vie, la fidélité, c’est pas pour toi. alors t’es condamné. âge, date de naissance : quand tu nais la veille du nouvel an, tu peux être sûr que ta mère t’en fait voir de toutes les couleurs. et elle t’en fait voir de toutes les couleurs depuis bien vingt-cinq ans, maintenant. bientôt vingt-six, le trente décembre. lieu de naissance : la réunion c’est beau. à la réunion, fait chaud. mais la réunion, c’est petit. trop petit pour toi, trop petit pour tes envies. tu peux pas rester en place, tu peux pas repasser deux fois par la même porte. alors la réunion, c’était pas pour toi. avant de faire le tour de toutes les nanas de france, tu seras mort. origines, nationalité : t’es réunionnais, un métis réunionnais et français, du côté d’ton père, qu’était à moitié français. orientation sexuelle : t’es bi. tu prends les deux. même si tu préfères les femmes, leurs courbes formées, leurs cheveux longs, leurs lèvres bombées et leur parfum délicat. occupation : tu joues, aux cartes, aux jeux de fric. tu danses, dans la rue, le hip-hop, le street-dance. tu chantes avec tes potes, rap, beat-box. mais officiellement, t’es une sorte de vigile, une sorte de videur dans un bar à streap-teaseuse. t’es là pour aider mesdames à ne pas se faire trop approcher par les clients, t’as l’œil partout, mais surtout sur les filles et leurs barres de pole-dance autours desquelles elles s’entortillent. situation financière : ça vient et ça part, on va dire que t’es dans la moyenne, mais tu peux être à sec comme être blindé, avec tes jeux. statut civil : toi t’es pas fait pour la vie de couple, pour la vie à deux. t’as essayé, ouais, mais on va dire que ça t’a pas trop réussi. déjà que tu la trompais tous les quatre soirs. t’es pas facilement satisfait, puis, tu te lasses vite, faut le dire. tu dis pas que t’es célibataire, ça fait fuir les nanas qui veulent l’aventure. tu dis pas que t’es en couple, ça fait fuir les gentilles filles. les gars, eux, ils posent moins de questions, alors ça te pose pas de problème. traits de caractère : t'es le genre de gars toujours un peu gosse dans ta tête. les conneries, tu les fait toujours, mais elles sont plus recherchées, elles sont plus chiantes, mais elles restent immatures, puériles. en fait, t'es un petit chieur dans ton genre. t'es du genre à prendre une partie des choses à la légère, à laisser passer, à pas trop faire gaffe, à avoir l’air de rien en avoir a battre. mais l'autre partie, tu t'enflammes comme une braise sur laquelle on aurait soufflé. le sarcasme, tu connais, tu l'utilises souvent, et des fois, c'est pas vraiment la manière la plus appropriée. toi, ton problème, c'est que tu peux pas tenir en place. faut que tu bouges. on pourrait presque penser que t'es hyperactif, et pourtant, tu sais être calme quand tu veux. mais c'est comme ça, parfois t'es calme, parfois t'es un excité du slip. t'es un gars sûr de toi. t'as pris confiance facilement, d'abord par ta facilité à charmer, même quand t'étais gosse. t'as toujours été avenant, t'étais toujours avec le sourire au coin des lèvres, tu fais jamais la gueule, ou en tout cas, c'est rare. alors cette prestance naturelle, tu l'a gardée, tu l'as étoffé. maintenant, les mots, tu les emplois bien, t'utilises ton cerveau, t'utilises tes yeux, t'utilises ton charme. mais y'a toujours un côté de toi qui montre que t'es un homme à femmes -ou à hommes-. y'a toujours un côté de toi qui dit aux gens qui t'approchent de faire gaffe, que tu pourras leur faire les poches, même si t'as arrêté, depuis que t'es sorti de taule. mais c'est pas grave, tu vis avec. t'es intelligent. un vrai dictionnaire sur patte. on te demande un mot, tu le définit en quelques secondes. tu peux en utiliser des pas mal, aussi, quand tu veux. mais c'est quand tu veux montrer que t'es quelqu'un de bien, sauf que t'as pas forcément envie de montrer que t'es quelqu'un de bien. et cette intelligence, tu l'utilises pas comme tu devrais. les gens te prennent pour un paria, une espèce de con, au premier degré. un gars sans cerveau, un gars qu'utilise que ses biceps et ses abdos pour arriver à ses fins. et le truc, c'est que tu leur montre pas le contraire. puis t'es imprudent. tu fais jamais gaffe aux choses. tu t'en fout, de te faire prendre. t'aimes la facilité. t'aimes pas bosser, t'aimes pas chercher, t'aimes pas faire d'efforts. toi t'as besoin des choses tout de suite, sinon t'abandonnes vite. t'es pas fidèle. t'aimes pas te sentir enfermer entre quatre mur. t'aimes pas avoir l'impression d'être un putain de lion en cage. une flamme enfermée dans une cheminée en verre. alors c'est plus fort que toi, faut que t'ailles voir ailleurs, tout le temps. les seules personnes à qui tu seras toujours loyal, c'est bien ta famille. c'est bien jupiter, c'est bien mars. mais c'est bien vénus, aussi. vénus tu la protège. vénus tu veux en prendre soin. vénus elle compte pour toi, plus que tout. vénus, si quelqu’un lui fait du mal tu lui refais le portrait, à ce quelqu’un. c'est la seule fille à qui tu pourras jamais faire de mal. c'est la seule fille avec qui tu seras jamais plus un enculé. mais tu restes arrogant, tu restes un baratineur de première. un gars qui garde des mystères, des mystères sur sa vie passée, des mystères sur ce qu'il lui est arrivé quand il a débarqué dans la métropole. parce que t’as beau assumer beaucoup de choses, t’en assume pas pour autant les conneries que t’as pu faire sous prétexte que t’étais dingue d'une fille. tu peux pas assumer qu'elle t’a conduit à ta presque fin, parce que t’avais été un enfoiré. mais elle était pas mieux. t'es un provocateur. quand tu cherches la bagarre,  tu l'as toujours. mais tu la cherche pas souvent. parce que t'aimes pas forcément te retrouver avec un œil au beurre noir, et pourtant, qu'est-ce que ça te fait du bien de frapper sur quelqu'un, sans gants. t'es sournois. t'es un arnaqueur. un arnacoeur, aussi. t'es les deux, un trompeur né, dans le terme amoureux comme professionnel. pourtant, t'as eu une bonne enfance. tu t'es juste laissé trop allé, t'as pris goût à la facilité. célébrité : don benjamin. groupe : il est relou, askip.



ton plat préféré : toi, t’es pas compliqué. t’aimes les pizzas, t’aimes les burger, t’aimes un peu tout. aussi, avec une daronne qui vous oblige à manger jusqu’à la dernière miette... mais tu craques toujours avec un bon barbecue aux saveurs de chez vous. ta boisson alcoolisée préférée : un bon rhum, servit là, comme ça, nature. plutôt chat ou chien : chiens, chats, oiseaux, mammifères roses à poids bleus, t’aime un peu tout en fait. mais tu pourrais pas t’en occuper, tu les oublierait dans une pièce. puis, tu serais obligé de rester fidèle, alors pour les gens comme pour les animaux, tu préfères pas.  ta relation avec tes parents en un mot : en fait, c’est plus une phrase « tu vas goûter à ma sandale, espèce de petit merdeux. » avec l’accent réunionnais. croyez-le, c’est pas la meilleure des relations qu’il soit. t'es un bon menteur : le meilleur qui puisse exister. personne te crame jamais, t’as jamais été cerné. sauf vénus, peut-être… mais pour toi ça compte pas. vous êtes liés. quelles sont les trois choses que t'apporterais avec toi sur une île déserte : t’as pas quitté ton île pour en retrouver une, et déserte en plus, non mais. mais si y’a des nanas, style amazones, nues sous leurs pagnes… tu peux trouver un arrangement. une de tes peurs : perdre ta fratrie. ou p’tet retomber amoureux, comme tu l’avais été. ou revoir cette folle dingue. ton adolescence en un mot  : « rigoles, rigoles mercure, la sandale t’attend ». bref, amusante, vous l’aurez compris. le pays que t'aimerais visiter : l’australie. paraitrait que les nanas là-bas sont vraiment bonnes. hein que t’es d’accord, mercure ? ton plus grand regret : avoir quitté la france pour la suivre elle plutôt que de partir pour mener ta vie seul. ta plus grande fierté : ton habilité à tromper, moralement comme physiquement. ta chanson du moment : bitchiz, disiz.



toi et la clope, c'est souvent ? 1, de temps en temps, devant un film, en soirée, a partager avec vénus. mais t’es pas trop ça, en fait. est-ce que tu vas souvent au McDo ? 2, à regarder ta dar’ faire les plats à la maison, t’as appris à cuisiner. mais de temps en temps, un bon mc do pour se goinfrer comme il faut, toi, tu dis pas non. et généralement tu les emmène là les nénettes qui espèrent que tu vas leur mettre la bague au doigt, alors que tu veux juste les avoir dans ton lit –ou leur caisse- pour la soirée. t'aimes les repas gastronomiques ? à quoi ça sert ? si t’emmène une meuf là, elle va vraiment penser que tu veux leur mettre l’anneau autours du doigt. en soirée, tu commences d'abord par la bière ? 5, le matin, le midi, à quatre heure, à l’apéro, le soir et en soirée. la bière c’est sacré. le petit-déjeuner le matin, c'est obligatoire ? tu vis la nuit, tu dors le jour, alors précisez : c’est quand le matin ? les animaux, c'est ton truc ? 5, t’aimerais bien en avoir un, mais voilà, va falloir que tu sois fidèle, t’es pas prêt pour être fidèle aux poilus. animaux comme hommes et femmes. la plage, t'aimes ça ? 5, t’as vécu sur une île pendant dix-huit piges. le contraire serait con. tu rêves de vivre à la campagne ? 0, toi t’es plus ville, boîtes, nanas en petite tenues et tout ça. voyager fait partie de tes plans pour l'avenir ? 4, pourquoi pas ? les enfants, ça te fait peur ? 0, les gosses, t’aimes ça. t’en veut, mais merde, encore une fois, tu veux pas que ton gosse ait des parents séparés. tu veux qu’ils aient une belle vie, entourée d’une famille. toi, les gosses, c’est ton truc. pas seulement les concevoir, même si ça aussi tu kiffe. mais tout ce qu’il y a autours. alors au pire, t’adoptera, parce que t’as pas envie d’te poser avec une nana. biarritz,  c'est une ville animée ? 5, y’a tout ce qu’il te faut. quand tu sors, tu rentres seul(e) ? 0, t’as toujours quelqu’un avec toi. le contraire est exceptionnel. tu respectes le code de la route ? 3, à la réunion, on conduit comme des tarés. c’est toujours ça sur les îles. alors toi, tu te calmes sur ta moto, tu fais pas comme eux. mais t’es pas non plus attentif à toutes les priorités et céder le passage, hein.


Apy

pseudo/prénom : écrire ici. âge : écrire ici. pays : écrire ici. type de personnage : inventé/scénario/pré-lien. qu'est-ce que tu penses de LOL : écrire ici. quel niveau d'intervention laisses-tu à aléas de la vie : écrire ici (pour t'aider). crédits : écrire ici.dernier mot : écrire ici.

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Mercure Ethet

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MessageSujet: Re: si j'avais été une meuf on aurait dit qu'j'étais une... | merc.   Lun 21 Nov - 19:00

flashback j’prend le temps en pleine face
P’tit con mignon, dis donc, j’ai fait plein d'crasses.

(l’âme caline qui cache des p’tites canines) maman est là. papa est pas là. papa part un peu voir ailleurs. maman elle dit rien, fin, elle reste en colère. toi, t’es avec vénus, jupiter et mars. Enfin, surtout vénus. bah oui quoi, c’est ta jumelle, quand même. vous dormez même ensembles, alors que vous avez bien deux lits différents. t’es un petit ange à la maison. câlin avec maman, câlin avec jupi’ et mars, câlin avec vénus. t’es un peu le petit dernier. enfin, vénus est née avant toi, de quelques minutes. mais tu reste le dernier. le petit bébé. le gosse. t’avais une gueule d’ange, petit métis aux yeux clairs, pas trop grand, pas trop fin. les nanas plus vieilles, les amies de ta mère, les cousines ou même les ados qui te voyaient quand t’étais au supermarché avec la brochette et maman, elles disaient toutes que t’étais beau, que tu seras beau plus tard. alors toi t’as commencé à prendre confiance en toi, quand tu grandissais tu jouais de plus en plus avec ça. ta gueule d’ange, d’innocent. mais derrière, c’était pas tant ça. avec vénus, vous faisiez tous les coups possibles et imaginables. a cinq ans ? vous avez bougés tous les meubles du salon de la maison de quelques centimètres vers la gauche. maman à dû rater l’armoire à papiers au moins cinq fois avant de se rendre compte qu’elle était bien là. à huit ans, vous preniez le maquillage de maman pour maquiller jupiter et mars quand ils dormaient. parce que vos aînés avaient le sommeil lourd, très lourd. a onze ans quand vous commenciez à avoir des idées plus recherchées, c’est les horloges et les réveils, que vous avez changés. les reculer des trois heures. maman à pété une crise. a douze ans, vous avez changés les boxers de jupiter, l’ainé des ainés en des boxers roses bonbons. il allait ramener sa copine à la maison. le lendemain, vous avez détruit le maquillage de ladite copine. a treize piges, vous avez commencés à sécher la messe du dimanche soir. en vérité c’était toi, et vénus, tu l’a un peu forcée les premières fois. mais qu’est-ce que vous vous êtes éclatés dehors, au parc, pendant que jupiter et mars se faisaient chier comme tous les dimanches.
(à quinze piges, qu’une idée en tête…) t’as vraiment commencé à quinze ans. à quatorze, t’avais eu ta première copine. c’était la meilleure amie de vénus, et bien sûr, ça, vous lui avez jamais dit. vous avez couchés ensembles quand t’avais quinze ans. puis tu l’a quitté. tu t’étais lassé. t’étais déjà devenu un bel ado. grand comme il fallait, et sportif comme il fallait aussi. aussi, t’avais fait du jiu-jitsu pendant les deux années qui précédaient celle-ci. puis tu t’es mis à la boxe, en même temps d’apprendre à danser le hip-hop dans la rue. les filles, elles kiffaient ça. à côté, tu chantais avec vénus, à la chorale de l’église, même si vous séchiez pas mal, là aussi. mais maman vous obligeait à y aller, et quand elle apprenait que vous n’y étiez pas, c’était la sandale. Toi tu t’y est fait, au final, t’avais même plus peur quand elle sortait la sandale. avec toutes tes conneries, faut dire. t’allais en cours une fois sur deux, tu rendais tes devoirs quand tu voulais, tu répondais aux professeurs, t’allais mêmes aux chiottes avec les nanas. t’étais un peu le roi, en troisième. puis, t’as eu ton premier tatouage cette année. un pote, un jeune tatoueur, mais il s’en sortait super bien, et il te l’a fait gratuit, t’étais un peu un cobaye, mais aujourd’hui, tu regrettes pas. alors pour le coup, quand maman l’a appris, là, c’était la sandale, la ceinture la main et même la poêle, si c’est pas dire. ah, d’ailleurs, note : la poêle ça fait vraiment mal, t’as eu un cochis bien gros pendant la semaine qu’à suivie.  le lycée, c’était pareil. tu t’étais calmé avec les profs, mais pas avec les gos. ça a même empiré. t’avais plusieurs meufs en même temps, mais toi, tu les considérait pas comme tes copines. c’était la manière que t’avais pour t’occuper. c’était des passe-temps. t’étais intelligent, tu réussissais à pas te faire choper par l’une d’elle, puis quand t’avais eu c’que tu voulais, une semaine, peut-être deux après, tu disais que tu pensais pas que ça pouvait marcher. puis tu leur faisait les yeux doux, la gueule d’ange, pour montrer que t’es sincère. t’as appris à mentir tôt, vraiment tôt. t’avais commencé à mentir à ta mère, et même si elle se doutait de quelque chose, elle te cramait jamais. vénus, elle t’en voulait. elle te reprochait que t’avais changé, qu’elle avait perdu son petit frère. elle regrettait vos bêtises ensembles. mais pour toi, vous aviez grandis. t’avais autre chose à foutre que de te moquer de tes frères ou des autres. mais tu restais un gosse. de temps en temps, t’allais réveiller vénus dans la nuit. elle, tu parles qu’elle était contente que tu viennes la voir. et vous commenciez à mettre tout sans dessus-dessous à la maison, dans la rue, au lycée. enfin, jusqu’à un jour. un jour où vénus t’a prit la tête, un jour où elle t’a reprocher des trucs sans intérêt. vous vous êtes  engueulés, vraiment dur. puis là, tu lui a avoué que t’avais défloré sa meilleure amie. Vous vous êtes pu reparlés comme avant, depuis cette année. ça s’est passé en seconde, à la fin de votre première année de lycée. d’ailleurs, le lycée, ça a finit par te saouler. t’avais aucune idée de c’que tu voulais foutre de ta vie, t’étais pas comme jupiter et mars. alors quand t’as dû faire un choix pour la première, et que t’as proposé d’arrêter les cours, maman elle a pas accepté. et c’était la sandale. alors t’as proposé une seconde option, t’as proposé pro. pro en mécanique. un truc dans lequel tu pouvais te débrouiller. les profs, ils étaient frustrés. Parce que derrière, t’avais des notes respectables. t’étais fort en langue, en français et en math. tu participais en cours, tu faisais avancer les leçons avec tes remarques. mais t’aimais pas ça, alors ils t’ont laissés faire c’que tu voulais. t’as changé de lycée, t’es allé dans une ville voisine pour finir ta scolarité, pour passer ton bac pro. tu voyais moins vénus au lycée, et c’était mieux, pour toi. elle serait pas sur ton dos, et tu pouvais faire c’que tu voulais. alors t’as continué tes conneries, y’avais pas beaucoup de meufs dans ta classe, mais dans ce lycée pro, y’en avait quand même. alors t’as continué.
(y’a des avions d’chasse, c’était un porte avion) elle a débarquée, tu venais d’avoir ton bac. elle était là pour l’été, pour les vacances. elle était plus vieille, elle avait vingt-trois piges, t’en avais que dix-huit. mais tu bombais le torse devant elle. c’était une grise, une métisse, une française et réunionnaise. elle était là pour sa famille, mais elle habitait à paris. cette nana, à la plage, ils la voulaient tous. mais c’est sur toi qu’elle a posé ses yeux bleus, et c’est à toi qu’elle a sourit. dès cet instant, t’étais accroc. alors pendant les deux mois de l’été, t’étais avec elle. à la plage, dans sa caisse, dans les cabines, chez elle, partout. tu la suivais comme un p’tit chien, elle te demandait quelque chose, tu le faisais. pour toi, elle allait repartir en france. mais elle a décidée de rester. deux mois. trois mois. puis ta mère a reçu un appel, de vénus. vénus qui s’était barrée en france sans toi, vénus qui t’avais abandonnée, vénus à qui t’en voulais énormément. maman a pété un câble quand elle a compris que vénus était partie pour danser. elle a pété un câble quand elle a comprit que vénus elle aimait les deux sexes. toi ça t’étonnais pas. jupiter et mars non plus. puis maman elle a coupée les ponts avec sa fille, sa seule fille. et là c’était à toi de péter un câble. alors t’es partis. t’as suivis ta française, qui attendait que ça. et t’as squatté chez elle, dans son appartement parisien de bobo. elle était bien dans sa famille la belle, aisée. mais toi, paris, la france, ces nouveaux quartiers, ces nouvelles connaissances… t’as oublié ta française. t’allais voir ailleurs. cinq mois de fidélité, c’était du jamais vu avec toi. elle l’a cramé, mais elle te l’a pas fait savoir tout de suite. Pendant trois ans, vous êtes restés ensembles. pendant deux ans, elle t’en a fait voir de toutes les couleurs. elle te menait toujours à la baguette. Elle t’envoûtait. Tu lui donnait tout ce qu’elle voulait. une bague ? aucun soucis, t’allais a peta. t’avais pas le fric pour lui prendre les gucci et les louis vuitton et les channel qu’elle voulait. alors tu volais c’que tu  pouvais, et t’arnaquais pour le reste. pour satisfaire les besoins de ta belle, t’allais  dans le métro, gare au pickpocket. tu volais des bagnoles, puis tu les revendais. tu volais tout ce qui pouvait avoir de la valeur pour le revendre après au plus offrant. t’as même commencé à dealer, pendant quelques mois. tout ça, elle le faisait pour se venger. tout ça, elle le faisait pour t’amener à ta perte. mais tout ça, tu le voyais pas. tu restais hypnotisé. elle te menait au poste de police, avec toutes ces conneries. t’es jamais resté plus de deux nuits en garde à vue. à chaque fois, l’argent de beau-papa t’en sortais, parce qu’elle le menait à la baguette, lui aussi.  jusqu’à ce que tu te fasses choper pour te vrai, lors de la troisième année. t’avais volé une bagnole, une bagnole perso de flic. mais t’en avais aucune idée, qu’elle avait un truc pour la localiser. t’avais de la drogue dans le coffre, beaucoup. la drogue que t’allais vendre. mais les keufs t’ont chopé. t’as été en garde à vous. elle est venue te voir. elle avait un gun. elle l’avait planqué sur elle, ils l’avaient pas fouillés, y’avait aucune nana avec eux. et puis elle leur a fait les yeux doux, alors ils l’ont laissée passer. quand elle est arrivée en face de toi, elle te l’a passé. et elle t’a mis en colère. elle t’as tout dit. elle a dit qu’elle était au courant. elle a dit qu’elle faisait ça pour que tu finisses en taule. elle a dit que t’étais qu’un pantin. que t’étais qu’un gosse, un p’tit con, trop omnibulé par le sexe pour voir le fond de la chose. puis elle est partie. elle t’avait mise en rogne. quand les flics sont arrivés pour te faire sortir, t’as pointé le flingue sur eux. t’aurais jamais tiré. mais ça a suffit pour que tu prennes un an de taule. le flingue était déchargé.  
(p’tit con mignon, dis donc, j’ai fait plein d'crasses) ton année en taule, ça t’a fait prendre conscience de certaines choses. t’avais 21 piges, t’étais un jeunot, t’as réalisé que t’avais fait le con, que t’aurais pas dû. déjà, que les mecs, c’était pas des si mauvais coups que ça. parce que bon, faut dire, un gars comme toi sans meuf aux alentours, pendant un an, c’était chaud. puis, ils disaient pas non, les gars. c’est là que t’as compris que t’étais comme vénus, que tu dirais pas non à une nuit avec un mec, de temps en temps. même si tu t’es rendu compte aussi que les meufs, ça te manquait. l’odeur de fauve, ça va deux minutes. t’as eu le temps de réfléchir, t’as eu le temps de penser, à vénus, à maman, à tes frères. t’as eu le temps d’penser à elle, aussi. cette salope, qui t’avait fait enfermé ici. t’aurais pu prendre plus, mais comme le flingue était pas chargé, ils t’ont pas donnés plus. mais avec toutes les merdes pour lesquelles t’as été coffré, putain, t’étais étonné de prendre si peu. puis pour vous occuper, dans la cour, dans les salles de jeu, les gars, ils jouaient aux cartes. Toute sortes de jeu, mais c’était pour de l’argent, en général. les gars promettaient de l’envoyer sur le compte bancaire de l’autre, quand ils sortiraient de taule, mais sérieusement, y’en avait qu’étaient près de jamais sortir. mais c’était drôle, toi, en tout cas, ça t’éclatais. t’as appris le pocker, là bas. t’es devenu un arnaqueur pire que t’étais déjà. Les cartes, tu les planquais. t’étais pas trop con, certains n’y voyaient que du feu. les autres, ils disaient rien, parce qu’au final, vous jouiez sans jouer. puis, attendre qu’un renard arrête de ruser et de tromper, c’était con. ces gars, ils ont occupés une année de ta vie. ces gars, ils ont changés ta vie. parce que, même si quand t’es sortis t’as continué certaines merdes, tu t’es pas fait avoir par les keufs de nombreuses fois. parce que t’as appris à te cacher, t’as appris à faire comme eux. t’allais en voir certains, quand t’es sorti. des anciens taulards, sortis avant toi, ou même des encore actuels, qui prenaient cinq, dix, vingt ans.
(gare aux petits cons, j'connais toutes vos p'tites ruses) vingt quatre ans quand t’as reçu cet appel. c’était jupiter, il voulait te parler de vénus. ta vénus, ta belle vénus. ta grande sœur, ta meilleure amie. celle que t’avais lâchement laissé au lycée. celle qui t’avais abandonné en retour, et s’était barrée de la réunion pour vivre son rêve. tu pouvais que l’admirer, et pourtant, tu lui en a voulu. mais après la taule, t’avais plus de rancune envers elle. mais pas assez de courage pour demander à tes frères s’ils avaient des nouvelles d’elle. parce que d’un certain côté, t’étais sûr qu’ils en avaient pas, eux non plus. cet appel, ça t’a brisé. cet appel, ça t’a fait chialer. mais cet appel, ça t’a fait te rendre compte de tout ce que t’avais râté, avec tes frères, avec vénus. jupiter t’a annoncé qu’elle était dans le coma, qu’elle était à biarritz, qu’ils y étaient, eux aussi. ils avaient mis du temps à retrouver ta trace, à avoir ton numéro. Alors ça faisait presque trois semaines qu’elle était dans le coma, ta sœur. trois semaines, merde. t’as pété un câble. t’as tout pété dans l’appart que tu squattais. les parisiens qui y habitaient seront surpris, en rentrant. mais tu t’en foutait. t’as pris ta moto, tes sacs, et tu t’es barré. t’es pas arrivé à biarritz tout de suite, t’as mis du temps, tu savais pas où c’était, t’as dû faire plusieurs haltes, tu t’es paumé, et tu t’es promis de t’acheter un smartphone quand t’arriveras. t’as mis deux jours, et quand t’es arrivé, elle venait de se réveiller. mais t’as pas été là tout de suite. c’était jupiter et mars, les premiers de la famille à la voir. réveillée. elle avait perdue la mémoire. elle les avait oublié. elle t’avait oublié, toi aussi. quand t’es arrivé, t’as posé ton casque de moto dans la chambre, sur une étagère. et comme un con, le seul truc que t’as trouvé à dire, c’était que y’avait des bouchons, sur la route. t’as mis du temps avant de t’approcher de vénus. t’avais peur, qu’elle t’ai complètement oublié. parce que la manière dont elle te dévisageait, ça te faisait mal. ça te serrait la poitrine. mais t’y es allé, tu lui a pris la main, tu l’a embrassé sur le front. et tu t’es juré que personne lui fera jamais c’que t’as pu faire aux nanas. que tu serais le grand frère. que tu prendrais soin d’elle. et que tu la laissera plus jamais. quand elle est sortie, vous avez pris un appart pour vous quatre. vous étiez réunis. vous étiez la fratrie. vous étiez de nouveau tous ensembles.
(dans un petite carnet, j’avais plein de numéros) biarritz, c’était presque mieux que paris. biarritz c’était le soleil, c’était la mer, c’était les vacances d’été pendant six mois tous les ans. biarritz c’était pas totalement la réunion, mais c’était pas totalement paris non plus. biarritz, t’aimais. t’as pas trouvé un job tout de suite. faut dire, prendre un ancien taulard, c’était pas bon pour l’image, même si c’était qu’une petite peine –hein-hein, petite- de un an. Mais c’était marqué, noir sur blanc, presque surligné au fluo sur ton dossier. et t’avais beau sourire à pleine dents, montrer que tu savais parler convenablement, que t’étais pas un méchant garçon… on te regardais avec une grimace en disant qu’on te rappellerait. mais t’as réussis à trouver. dans un sexshop, c’était pas le mieux, mais toi, ça t’allais. Puis c’était pas comme si tu connaissais pas tous les rayons par cœur, hein. sauf qu’au bout de deux mois, t’as volé des dvd. t’allais les rendre, mais ton patron, il y croyait pas. alors il t’a renvoyé. et bon, comme t’avais un peu la haine, t’as gardé les cinq dvd que tu voulais juste emprunter. autant dire qu’à l’appart, vénus, jupiter et mars ils sont contents quand tu mets les films sur la télé du salon. puis t’as trouvé un autre job. un job que tu gardes, pour l’instant. un job qui te va plutôt bien. savez, les bars à streap-tease, c’est cool. toi, t’es pas barman, t’es pas serveur. t’es pas un gigolot, non plus, même si très sérieusement tu pourrais. nan, toi t’es une sorte de vigile-garde du corp-videur du bar. les gars qui s’approchent trop des nanas, tu les vire, et du coup, t’es assez prêt d’elles. t’as pu prendre des numéros, et à la fin de la soirée, ou pendant tes pauses –ou vos pauses… ?- c’était pas rare que vous finissiez dans les loges d’unes d’elles, dans des chiottes privées ou même dans un débarras. bah, après tout, tu fais avec les moyens du bords. ce boulot, il te plait bien. ce boulot, t’auras le seum si jamais t’es viré. alors tu fais tout pour pas l’être. puis à côté, la journée, pour pas t’emmerder à l’appart et regarder toujours les cinq mêmes films -…- , t’as trouvé de quoi t’occuper. y’a une salle, à biarritz. bonne salle de sport, avec ring de boxe et tapis de sol, pour le judo, pour le jiu-jitsu. une bonne salle pour les sports de combats, c’est ce qu’il te fallait. alors t’y va. tu t’entraines, tu frappes dans des puching-ball. puis quand personne n’est sur les tapis de sol, toi, tu mets ton enceinte et tu commences à danser, tu t’éclates, ça te fait du bien, ça te permet de te détendre.
(de petits cœurs braqueur, grand, grand arnaqueur) t’avais murit, mais t’étais toujours un p’tit con. dans la rue, tu cherchais pas l’embrouille, mais quand tu la trouvais, t’hésitais pas. t’es dans aucun gang, ce genre de trucs, c’est pas pour toi. pourtant, ça a pu t’arriver un jour de te mêler à une bagarre de p’tits cons des rues. généralement, tu te faisais coffrer. parce que quand ton feu est lancer, c’est difficile de l’éteindre, c’est difficile de passer au dessus. Alors tu réalisais pas quand tous les gosses se barraient. toi t’étais toujours au milieu, à t’acharner sur celui avec qui tu te battais, qui lui aussi, faut dire, se barrait pas. c’est comme ça que t’as connue la fliquette. tu sais pas trop comment vous en êtes arrivés là exactement, mais vous avez finis par coucher ensembles, y’a pas si longtemps que ça. puis à continuer. elle venait te voir, quand ça allait pas. faut dire que, quand on a passé une nuit avec toi, c’est difficile de pas revenir après, hein ? oh, j’t’en pris, les chevilles elles enflent pas trop ? vous avez finis par passer un deal. t’acceptais de la revoir, parce que visiblement elle aimait bien venir te voir la nuit pour oublier sa journée, et elle, elle effaçait les nouvelles infractions à la loi que tu commet. les p’tits trucs, parce que t’manières, t’as appris la leçon après la taule. finis le vol, finis les arnaques dans les grandes enceintes. maintenant, tu te battais que dans la rue, ou au bar. t’avais pas de flingue, et t’en voulais pas. t’allais dans les casinos que pour jouer pour de vrai, sans arnaque, les arnaques, tu les faisais dans des soirées privées. alors quand t’étais au poste, tu donnais le nom de la jolie blonde qu’avait un nom assez réputé visiblement chez les forces de l’ordre, et tu pouvais partir en quelques dizaines de minutes. mais depuis peu, tu t’es rendu compte d’un truc. depuis peu, y’a son ventre qu’à enflé. depuis peu, elle est préoccupée. depuis peu, elle a des douleurs, des blocages, au niveau des articulations. t’as vu, à l’épaule. tu sais pas si c’est le stress, si c’est la fatigue. tu sais pas si elle est enceinte ou qu’elle se lâche juste un peu sur la bouffe, en ce moment. alors tu lui en parle pas. parce qu’après tout, t’es pas là pour faire du social avec elle, juste pour lui faire passer une bonne nuit. mais l’idée qu’elle soit peut-être enceinte, l’idée d’être peut-être papa, parce qu’à côté, elle a un copain, officiellement… et bah toi, ça te donne des p’tits papillons dans le ventre. pas pour elle, non. juste à l’idée d’être père.
(j'faisais pas des conquêtes, c’était pour la compèt') la salle, c’est un endroit cool. la salle, c’est un endroit de partage. de sueur, d’odeur, de sang et tout le reste, mais bon, partage quand même, hein ? alors faut dire aussi que dans la salle, y’avait des nanas. qui bien sûr, se battaient toutes contre elles, parce que c’était pas vraiment le même gabarit que les gars. que ces gros ours qui frappaient contre des puching-ball accrochés au plafond. qui, aux entrainements, allaient presque jusqu’au KO. toi, t’avais de la chance, tu faisais à la fois de la boxe que du jiu-jitsu. et les nanas, tu les voyait s’entrainer. t’avais souvent parié avec des gars que t’en mettrais une au tapis, ou une au lit. tu penses que y’en a une qui t’a entendue. la championne régionale de sa catégorie en jiu-jitsu, askip. alors elle a dû attendre que la salle organise son p’tit concours de combats entre tout le monde –filles, gras, tous les poids et catégories mélangés- pour te proposer un duel. au premier qui fout l’autre à terre et le garde cinq secondes. pour toi, c’était une crevette. pour toi, ce serait facile. mais t’étais trop confiant, tu t’es pas dit que si elle était championne de la région, c’était pas pour rien. et elle avait trouvée la technique pour retourner ton propre toi contre toi–même, et te foutre au sol. c’que t’assumes pas vraiment, d’ailleurs. t’as l’impression d’avoir encore son odeur qui emplit tes narines, de voir ses yeux bruns qui te fusillent du regard. et quoi que tu peux dire, cette nana, j’crois que tu l’a dans la peau depuis qu’elle t’a foutue au tapis.
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