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 Roan O'Neill

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Roan O'Neill

pseudo : apy.
messages : 79
Date d'inscription : 22/11/2016
avatar + © : lyzy adler + furiosa.

âge : 21 ans.
job/étude : on la connait sous le nom de roxanne. roxanne la belle. roxanne la douce. roxanne la pute.

MessageSujet: Roan O'Neill   Jeu 24 Nov - 18:53


Histoire; les grandes lignes


7 ans; sa mère à divorcé avec son père, sans prendre la garde des enfants.
10-15 ans; père devenu alcoolique, il bat son frère et ne fait pas attention à sa fille. elle ne sait pas que solenn se fait battre, car il la protège, mettant les traces des coups sur le dos du sport qu'il pratique depuis que ça commence : la boxe.
15 ans; solenn devenu majeur, il décide de s'en aller mais ne peut pas laisser roan seule : ils quittent alors lyon et leur père pour rejoindre biarritz.
16 ans; roan cherche à aider son frère à payer l'appartement, et ne trouve que la prostitution comme moyen de gagner beaucoup d'argent en peu de temps. elle fait cependant le choix de rester vierge, offrant d'autres services aux clients.
16-21 ans; elle cache son métier à son entourage, sort peu, connait peu de monde et même le réseau avec qui elle travaille ne sait pas qui elle est réellement : elle a deux identitées, roan o'neill, la soeur de solenn, qui change de petit boulot régulièrement et roxanne, la pute.
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Roan O'Neill

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MessageSujet: Re: Roan O'Neill   Jeu 24 Nov - 18:56


le viol


contenu pouvant être vu comme dur, à vos risques et périls.

j'ai peur. il refuse de partir. il veut pas. mais il peut pas. nan. parce que moi, je veux pas non plus. il devrait pas. pourtant j'ai donné les règles, comme vénus nous le dit. pourtant j'ai bien dit ce qu'il avait le droit de faire, ou de ne pas faire. pourtant j'ai bien dit que s'il ne les respectait pas... s'il ne les respectait pas j'avais le droit, moi, de me défendre. pourtant, là, maintenant, j'y arrive pas. je peux pas sortir ma bombe lacrymo. j'arrive pas non plus à le repousser, à lui donner des coups. il est fort, il est trop fort. il me maîtrise. j'aurais dû m'en douter. c'est de ma faute. s'il le fait, c'est obligatoirement de ma faute. je l'ai frustré. j'ai refusé de faire quelque chose. et il est en colère. alors il le prend. j'ai refusé de coucher, pour de vrai, avec lui. alors il couche avec moi. mais il est seul. parce que moi, je participe pas. moi je subi. c'est tout ce que je fait. et il est violent. et il me fait mal. mais je réagis pas. je le regarde pas. il me fait peur alors je croise pas son regard, je veux pas le croiser son regard. j'aimerais qu'il ait terminé. j'aimerais qu'il parte. même s'il donne pas l'argent. c'est pas grave. je veux pas le revoir. je veux rentrer, je veux rentrer à la maison, je veux rentrer voir solenn. je veux lui faire un câlin. mais surtout, je veux aller me nettoyer. effacer toute trace de son passage ici. effacer toute trace de lui dans mon intimité. je sais, c'est con. j'suis une prostituée. j'suis une pute. et j'ai jamais couché. j'ai toujours refusé. je voulais le faire avec quelqu'un, quelqu'un que j'aimerais. pourtant... je devais m'y résoudre. c'est impossible. je peux aimer, mais on peut pas m'aimer. on peut pas aimer une catin comme moi. on peut pas accepter de partager avec des hommes horribles. j'aurais dû perdre ma virginité plus tôt. le plus tôt possible. quand j'ai commencé, ou même avant. pour ne pas que ça arrive là. pour ne pas que ça arrive contre mon envie. cet homme... il sourit, il se marre, il prononce mon nom, il hurle mon nom. enfin, mon faux nom. celui que je donne. parce que roan c'est pas courant, pour une fille. parce que des roan, à biarritz, il doit pas y en avoir beaucoup. parce que je veux pas que solenn entende mon nom, associé au mot pute. j'ai l'impression de me cacher. j'ai l'impression de ne pas être moi même. j'avais toujours imaginé ma première fois. avec un garçon, un garçon que j'aimerais. un garçon qui m'aimerait, aussi. il irait doucement. il irait tendrement. et murmurerait mon prénom. il le hurlerait pas, comme ce porc. la chaleur, le sang, les larmes me montent à la tête. il est trop violent. j'ai l'impression qu'il va jamais s'arrêter. je peux pas m'empêcher de gémir, ça part tout seul, et lui, ça lui fait plaisir, alors il continue, un peu plus vite, un peu plus dur. il agrippe à la table sur laquelle il m'a obligé à me coucher. elle tremble sur le parquet. moi je regarde le plafond. un lustre. un grand lustre, beau. c'est beau, les lustres. j'ai toujours trouvé ça beau. je me souviens d'un, qu'il y avait, chez papi et mami. les parents de maman. puis du jour au lendemain on les a plus revu. puis du jour au lendemain on est venu à biarritz. puis du jour au lendemain je devais faire des pipes à des hommes plus vieux, mariés, pères de famille ou veufs. c'est aller vite, trop vite. comme là, comme ce soir. où il m'a prise sans que je m'en rende vraiment compte. où il m'a d'abord retourné, comme d'habitude, qu'il est passé sous ma jupe, qu'il a enlevé mon string. il a commencé, comme il commençait normalement. ça me gênait pas. c'était derrière, pas devant. puis comme ça, il m'a retourné, il m'a mise face à lui, et là j'ai dû lui faire face, et j'ai vu l'envie dans ses yeux, cette lueur animale, sauvage. mais pas la bonne lueur. la lueur qui fait peur, la lueur qui m'a dit que j'avais gardé précieusement quelque chose en sachant pertinemment que cette chose me serait prise, un jour. il a pas mit de capotes. il faudra que je pense à aller chez le médecin qui s'occupe de nous, grâce à vénus. il me donnera la pilule du lendemain. je pensais pas la prendre un jour. je pensais pas, non. il embrasse mon cou, il embrasse mes seins. mon haut, mon soutien gorge, ils sont par terre, il les a enlevé. non. il les a déchirés. j'ai les marques de ses doigts forts, de ses ongles, sur ma peau. j'ai les marques de la pression des tissus pendant qu'il peinait à les détruire, tant il était impatient d'avoir ce qu'il voulait avoir depuis tant de temps. mais je suis contente. et papa le serait, aussi, sans doute. ou en tout cas, il serait fier de moi. parce que j'ai pas pleuré. je me retiens. je garde les yeux ouverts pour empêcher les larmes de s'échapper sur mes joues. parce que je sais pas ce qu'il va dire, s'il sait que je pleure. s'il va continuer, s'il va se moquer, s'il va y aller encore plus fort. alors j'attends, c'est tout. je peux faire que ça. je peux pas crier. je peux pas me débattre. il est plus fort. j'suis qu'une brindille, à côté d'un tronc d'arbre. d'ailleurs, le tronc d'arbre s'arrête. il s’essuie la bouche. il s’essuie le front. il ferme sa braguette. il se baisse, il ramasse mes affaires, il me les lance, un sourire, ce sourire, mauvais, narquois, angoissant, qui fait encore plus monter mes larmes. il prend son porte feuille, il sort quelques billets, il les mets sur le lit. un lit, bien fait. un lit qu'il n'a même pas utilisé. il préfère la table. et il part, il ferme la porte de l’hôtel miteux dans lequel nous sommes, et il part. je regarde la porte. je baisse les yeux. le tapis est défait, la table à bougé de son endroit initial, il y a quelques objets qui s'y trouvaient qui sont par terre, aussi. je cligne des yeux. je vais mettre mes affaires dans mon sac, l'argent, aussi. et je sors ma veste. et mon jogging. vénus a toujours dit qu'il nous fallait des affaires de rechanges. moi, mes affaires de rechanges, c'est ça. une veste de solenn, trop grande pour moi, et un vieux jogging. je remet la table droite. je la nettoie, aussi, un peu. je passe de l'eau dessus, avec un chiffon. enfin, c'est pas vraiment un chiffon. c'est mon haut, qu'il a déchiré. mais ça sera plus qu'un chiffon, maintenant. je remet le tapis, je réajuste quelques trucs. pour pas que les femmes de ménages -s'il y en a- se demandent ce qu'il s'est passé, ici. et je sors. je prend les clés, je vais les remettre à l'accueil, après avoir retouché un peu mon maquillage, après avoir attaché mes cheveux. et je quitte cet hôtel. j'y reviendrai pas. non. je pourrais pas. je dois passer chez le médecin. il est ouvert, normalement, à cette heure. alors j'y vais. et j'attends un peu. mais quand il me voit, quand il me reconnait, il me demande d'entrer, je passe avant un autre patient. généralement, les consultations ne prennent pas longtemps, avec les filles de vénus. il nous connait toutes. pour ne pas que d'autres se fassent passer pour nous, pour avoir droit à ses soins. moi, il m'avait jamais vu entrer dans son cabinet avant aujourd'hui. mais lui aussi, il connait pas mon vrai nom. « roxanne. comment vas-tu ? » il demande. il est gentil. je lui souris, doucement. j'ai les larmes aux yeux, mais je pleure toujours pas. j'ai toujours pas pleuré. je peux pas pleurer. mais je peux pas répondre, non plus. « je... je viens pour avoir... la p-pilule du lendemain. s'il-vous-plait...» il me regarde bizarrement. il comprend. il a comprit. il savait, pour ce que je gardait précieusement. il acquiesce. il va dans son armoire, il en sort une boîte, des cachets. il m'en coupe un. il me le donne, sans hésitation. je lui sourit, pour le remercier. il est gentil. il a toujours été gentil avec les filles, avec les gars. il l'est avec vénus. il l'est avec moi. j'inspire. « vous pourriez... ne pas en parler ? ne pas le dire à vénus ? ne le dire à personne ? s'il-vous-plait...» il se mord les lèvres. il réfléchit. puis il finit par acquiescer. « oui. j'en parlerais pas, je te le promet. fais attention à toi. rentres bien... je te raccompagnerais bien mais... » je secoue la tête. non. il ne doit pas. il est occupé de toutes manières. je sors quelques billets de mon sac. les billets que l'autre m'a donné, plus tôt. je lui tend. « non ! gardes ça, tu... tu l'as gagné. c'est cadeau, si je peux dire. t'en fais pas... » j'insiste. mais il continue de refuser. alors je lui sourit, encore. je vais l'embrasser sur la joue. il connait mon secret. il est le seul. il restera le seul. « au revoir roxanne...» ça me fait mal. de devoir cacher mon vrai prénom. mais je dois le faire. vénus m'a dit que c'était bien de faire ça. que j'avais raison. je quitte le cabinet. je salut les patients, qui me regardent bizarrement, au passage. et je pars.
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