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 alan ▼ funambules

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Alix Perrin

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MessageSujet: alan ▼ funambules   Mar 22 Nov - 21:23

Seule, face au miroir, son regard ne faillit pas. Aujourd'hui aurait dû être un jour de repos, un jour passé à retrouver l'énergie nécessaire pour récupérer de la semaine passée afin de pouvoir assumer la suivante. Dormir sans compter les heures, sortir un peu pour se changer les idées et passer du bon temps avec ceux qui en ont à consacrer en retour. Répéter mentalement les chorégraphies pour mieux exécuter les mouvements une fois sur scène. Mais pas cette fois. Parce que le mal la ronge de l'intérieur au point de l'avoir couchée une malheureuse journée, au point de l'obligée à abandonner la troupe contre son gré. Alix ne reste pas sur un échec pareil. Même si c'est compliqué en ce moment, elle se relève et assume son manque de force mental. Ce matin elle s'est levée à la même heure que lors des répétitions. Parce qu'elle va s’entraîner seule pour rattraper son retard. Ne jamais se reposer sur ses lauriers. Ne jamais se dire que rien n'est grave. Il faut persévérer. C'est ce qu'elle a toujours fait pour pouvoir arriver jusqu'ici. Travailler sans relâche. Même seule. Ou plutôt, surtout seule. Pour la concentration. Alors non, face à ce miroir elle ne fléchit pas. Le regard droit, la tête haute. Perfectionner le moindres pas, le moindres geste. Continuer encore et encore jusqu'à ce que cette excellence devienne un réflexe absolut. Après une heure de déboulé et de jetés, il est temps de faire une courte pause. Reprendre son souffle, boire de grandes gorgées et s'étirer dans de grands mouvements aussi gracieux que ceux qui accompagnent la musique. Des notes qui ne s'arrêtent pas, qu'elle continue d'écouter même durant ces cinq minutes. Temps qui la bercent, qui relâchent le moindres de ses muscles. Temps qui lui font oublier son visage. Instruments qui lui font oublier ses mains sur sa peau. Et ceci jusqu'à ce qu'il apparaisse dans le reflet du miroir, tel un fantôme. Fantôme qui l'a fait pâlir. Elle ne se retourne pas. Inlassablement tournée face au miroir, elle l'observe par interposition. Seule la musique continue de combler le silence qui règne, jusqu'à la question fatale. « Tu n'es pas censé dormir à cette heure-là ? » demande-t-elle, soupçonneuse. Lui qui peut se reposer. Lui qui l'a rendu malade au point que ce jour de repos n'en soit pas un pour elle. Lui qui la rend folle. Morgan.


Dernière édition par Alix Perrin le Mar 22 Nov - 21:53, édité 1 fois
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Morgan Céasar

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MessageSujet: Re: alan ▼ funambules   Mar 22 Nov - 21:35


tes yeux ne sont pas encore bien ouvert, ton regard n'a même pas encore parcourut le lieu que déjà tu sais que tu ne te rendormiras pas. pas à cause de sa respiration pas loin de toi qui brise le silence à rythme régulier. non, mais la simple vérité que tu n'es pas chez toi. et hors de ton lit tu ne te rendors pas. c'est comme ça. t'es comme ça. c'est l'odeur autour de toi, l'odeur qui n'est pas toi, qui n'est pas ton lit, ta chambre. tout ce maigre confort qui constitue ton sanctuaire. t'as beau être un mec les odeurs t'importent, vraiment. t'es particulièrement sensible à ça, c'est pas que tu n'veux pas, mais tu sais que si tu persistes à fermer les yeux et vouloir te rendormir tu le feras mal. alors t'ouvres les yeux pour de bon, tu soupires, tu restes silencieux. tu te redresses en silence grimaçant légèrement tes muscles te rappelant qu'ils n'ont pas aimé ta nuit. tu repousses la couverture vaguement et t'essayes tant bien que mal de poser un pied par terre. difficile quand sur le tapis y'a Aaron qui dort la bouche grand ouverte, des plus charmant. tu abandonnes le canapé entièrement à Lilo et tu attrapes ton pull troué. tu t'frottes la gueule, l'air ailleurs. t'as du mal à émerger et dehors il fait pas encore jour. tu te demandes pourquoi t'es déjà réveillé, mais l'habitude des répétition à l'aube te colle à la peau. tu passes au dessus de Maël le voyant endormi une bière presque terminé encore en équilibre, serrée dans sa main. sacré soirée. tu lui enlèves lentement, sans le réveiller la posant sur la table. tu n'vas pas attendre de les voir s'éveiller. t'as envie de bouger. tu enfiles ton pull à même ta peau, tu récupères tes vieilles bottines usées, ta casquette dans laquelle tu coinces tes cheveux pas coiffé. tu es déjà dehors, avec l'aube du matin, avec cet air si sain. tu marches, dans la ville presque noire. trop tard pour les derniers festifs trop tôt pour les passants.
tu rentres en silence, sans même avoir pour but de te poser. tu rentres juste pour attraper une tenue plus adéquate dans un sac. et tu reprends ton chemin à pied. parce que t'aimes la musique dans ton casque, parce que t'aimes écouter ça et le laisser pulser. t'aimes t'évader. tu te presses pas, même si tu sais que la salle est ouverte dès sept heure, tu te doutes qu'il n'y aura personne. c'est te tromper.

la musique au loin t'apprend ton erreur, mais tu continues. sans doute que ton instinct avait déjà tout prévu. et tu te retrouves là, contre la porte à fixer ce corps impossible à ignorer, impossible à juger. y'a plus tellement de beau ou de bon, chez elle c'est un truc qui disparait entièrement. tu aurais des choses à redire sur la technique, sur des choses à approfondir, mais pourtant malgré tout ça reste un truc parfait. c'est dans ces moments là qu'elle te manque vraiment. entièrement. même quand son regard croise le tien dans cette immense surface glacée. même lorsqu'elle pâlie te rappelant son absence cette semaine. tu devrais le savoir qu'au final face à toi elle est beaucoup trop fragile, tu devrais savoir que t’agis jamais bien. tu devrais. Tu n'es pas censé dormir à cette heure-là ? sa voix passe au dessus de la musique sans effort, tu ne lâches pas son reflet. elle aurait pu formuler cela de tellement d'autres manières pour t'éviter de plonger les deux pieds dans ce sujet tant éviter. mais c'est te tendre des perches que t'es obligé de saisir, et puis t'es comme ça, elle le sait. t'étais pas dans mon lit, j'arrivais pas à retrouver le sommeil.. ta réponse est simple, douce et le sourire à la fois charmeur et malin qui se glisse sur tes lèvres se fixe à son regard. ... mais ça va faire un moment déjà, que t'as déserté mon lit... tu répliques avec vérité en posant ton sac au sol, tu entres enfin vraiment dans la salle, fermant la porte derrière toi. elle ne te dérange pas. Alix, elle te fait déraillé, jamais vraiment elle te dérange, même si parfois elle te saoule.
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Alix Perrin

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MessageSujet: Re: alan ▼ funambules   Mar 22 Nov - 21:52

La discipline, compagne de sa solitude. Habitude prise depuis l'enfance qui l'accompagne à chaque temps, qui lacère chaque muscle avant d'arracher quelques larmes d'épuisement à ses martyres. Alix est l'exemple parfait de la masochiste prête à tout pour devenir la meilleure. Peu importe le prix à payer. Quoi qu'il en coûte, elle continuera de s'acharner. Morgan n'est qu'une sale épreuve à passer. Ensuite, elle sera invincible. Plus rien ne l'arrêtera, quelle que soit la nature de ses maux. La ballerine dansera jusqu'à son dernier souffle. Mais d'ici-là ... Elle s'arrête, se sermonne à voix basse sur l'échec total de la première partie de son entraînement. Les remords la rongent. Comment peut-elle tomber aussi bas après tant d'années passées à se pousser à bout ? Ressaisis-toi bordel ! En commençant par arrêter de s’apitoyer sur son propre sort et à sécher la misérable larme qui dévale sa joue rosie par l'effort, elle fait un premier pas vers sa renaissance. Une courte pause et elle pourra reprendre comme si de rien n'... Lui. Ici. Là où elle pensait avoir la paix le temps d'une journée. Interrogative sur le pourquoi, sa peau blêmit comme si un fantôme venait d'apparaître. Puis elle rougit, d'abord de honte qu'il ait pu assister à ce qu'elle appelle un désastre, avant que ce ne soit sa réponse qui la trouble. « t'étais pas dans mon lit, j'arrivais pas à retrouver le sommeil ... » prononce-t-il depuis l'autre versant de la pièce. Sa douceur et son air insolent lui avait presque manqué. Presque. « ... mais ça va faire un moment déjà, que t'as déserté mon lit ... » ajoute-t-il comme pour appuyer sur ce point qui fait si mal. Oui. Le lit de Mo n'était plus sien. Que les autres la prennent, Alix n'y a plus sa place depuis que la réalité a percuté son monde des rêves. Seulement, lui avait-elle déjà appartenu cette place ? Elle savait, depuis le début, qu'elle l'a partageait. Elle connaissait la vérité sans vraiment y croire. Maintenant, elle ne pouvait plus l'accepter. « Ne me fais pas croire qu'une autre ne l'a pas encore prise. Ou deux … dix … plus ? » réplique-t-elle cyniquement avec une dureté dans la voix impropre à sa personne. Il ferme la porte. Ils se retrouvent seuls. Et lixie frissonne comme un plein hiver. Elle frissonne à cause de lui, de cette situation imprévisible. Quelles étaient les chances qu'ils se retrouvent tous deux au même endroit alors qu'ils passent chacun leur tour leur temps à fuir l'autre comme la peste. « Tu vas me dire ce que tu fais là, oui ou non ? J'essaie de m’entraîner, au cas où tu ne l'aurais pas compris. » nouveau coup de griffe signalant qu'il n'est pas le bienvenue dans les parages, une fois encore.
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MessageSujet: Re: alan ▼ funambules   Mar 22 Nov - 21:55


paroles lâchées, envolées en toutes liberté, elles filent et courent, dansent jusqu'à ses tympans délicats venant s'insinuer jusqu'à sa tête malmenée. tu aimerais pouvoir t'y glisser, dans celle-ci, y comprendre les choses, sa patience, son aisance. sa puissance. et elle blêmit sans te laisser en comprendre le sens. tu n'imagines guère tes points en avoir le pouvoir, si tu saisis ton ascendance sur elle jamais tu n'en as pleinement compris le sens. sans connaître l'amour, ni l'attachement, c'est à voué à l'échec de penser pouvoir te faire saisir l'importance de l'absence. si ses crises se font réelles tu n'y comptes qu'un égo, qu'un attachement que tu ne mesures pas. tu ne comprends pas. alors tu ne peux saisir le fait que tes mots et ton aisance puissent être le début de ce genre de réaction. Ne me fais pas croire qu'une autre ne l'a pas encore prise. Ou deux … dix … plus ? cette accusation n'est pas dissimulée, et si parfois la blonde à l’extrême talent de glisser ses reproches dans de simples phrases, d'autres fois comme ici les gants se font absents et ça sort ainsi. et tu te demandes comment quelque chose d'aussi doux, d'aussi pur peut avoir autant de force et de détermination. elle te fait tourner la tête, depuis des jours, des semaines et des mois. et elle n'a pas conscience de la torture qu'elle impose à ton esprit tourmenté quand elle s'en va, comme ça bouder. plus ?... je travaille parfois quatorze heures par jour, tu as une trop haute opinion de mes distraction nocturne. de leur nombre plus exactement. évidement qu'elle a raison. son absence n'a pas été synonyme de vide dans ton lit, d'absence entre tes bras et de passion contre tes draps. tu ne les enchaines pas tous les soirs, mais tu ne te prives pas d'une occasion pour dire non.

porte fermée, étau qui se resserre sur cette ambiance alourdie. et l'extérieur n'est plus qu'un vague souvenir, lointain, d'un monde qui n'est plus tellement tien. du tien il n'y a que ce parquet les surfaces froides des miroirs qui renvoient vos reflets -tendu pour le sien. elle t'électrise, et c'est se tromper de penser que tu pourras faire demi tour, t'en aller, la laisser comme il le faudrait. hors de question de t'en détourner. tu vas poser ton sac près du sien, retirant ton pull pour enfiler un tee-shirt et défaire tes chaussures. Tu vas me dire ce que tu fais là, oui ou non ? J'essaie de m’entraîner, au cas où tu ne l'aurais pas compris. la patience semble ne plus être une vertu quand ta présence vient troubler sa quiétude. tu l'as vois s'énerver, s'agacer, et en venir à presque t'agresser. n'a-t-elle pas compris que c'est peine perdue ? que tu aimerais bien t'en détourner, seulement c'est ta tête le soir qui t'empêche de ne pas y penser. bordel ce que tu hais ce corps trop gracieux qui hante trop souvent tes envies. bien que la raison pourrait être ta personne, en vérité je suis là pour la même chose que toi. tu n'es pas seule dans cette troupe. sourire narquois, provocateur, tu réchauffes un peu tes pieds lassant juste une bande sur chaque en délaissant les pointes pour le moment. et tu l'as rejoins malgré sa réticence criante dans son regard, et à sa hauteur tu ne peux ignorer son énergie qui hurle pour te repousser. peu importe t'es face à elle, plus grand, plus calme et ta main se tend avec simplicité vers elle lui laissant le reste à faire. pour s'en saisir, la voir finalement le faire sans pour autant tout accepter. tu t'en contenteras, et tu viens contre elle oubliant -enfin essayant- le reste. utilises moi les mots sont pas choisis au hasard alors que tes prunelles se coincent contre les siennes. utilises donc mon temps, tu sais très bien qu'on avance mieux ensemble. si seulement tu pouvais aussi le penser pour la vie en dehors de la danse, ça résoudrait vos problèmes.
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MessageSujet: Re: alan ▼ funambules   Mer 23 Nov - 23:24

Si seulement tout pouvait être comme avant. Qu'elle retrouve son innocence, sa naïveté qui la gardait à ses côtés. Retourner près de lui, partager ses nuits agitées. Se perdre dans ses bras et le laisser mener la danse. Puis trouver le repos dans ses draps défaits. Des corps vibrants à la même cadence. Comme lors de leur duo, lorsque leur respiration se mêlent pour ne faire qu'une. Mais c'est fini. Alix ne veut plus se mentir à elle même en acceptant d'être un jouet à sa disposition. Elle n'accepte plus de répondre au moindre de ses sifflements. Elle ne peut plus, tout simplement. Alors son visage change, elle se fait violence pour ne pas laisser la bonne part d'elle-même prendre le dessus. Car si jamais elle la laisse faire, elle cédera. Encore. Et c'est ce qu'il veut. Il veut qu'elle cède, qu'elle revienne pour pouvoir mieux la délaisser. Il la veut pour lui, mais pas tout le temps. C'est comme ça qu'il a réussit à la briser. Les miettes tombent au sol comme les feuilles de l'automne, son corps ne faisant que payer la fragilité de son esprit. Brisé. Il a fait d'elle un puzzle incomplet qu'il ne compte certainement pas réparé. À son grand malheur, la jolie brune à un ami fidèle pour la soutenir. Oscar est là, lui. Il et là et il veut l'aider à se tirer de ses griffes.

La haine perçant dans sa voix est une surprise, mais ne le fait pas défaillir. Elle blêmit un peu plus, serre le point sous la colère de ne pas l'avoir touché. Pire encore. De ne pas le voir nier. « plus ?... je travaille parfois quatorze heures par jour, tu as une trop haute opinion de mes distraction nocturne. de leur nombre plus exactement. » répond-il avec satisfaction en se renfermant avec elle. Une prison sans barreaux, mais avec le pire bourreau. L'air environnant change instantanément. Un parfum de haine ? Plus lourd que ses jambes endoloris. À moins que ce ne soit un courant électrique de désir qui ne traverse la pièce lorsque le sweat du danseur tombe. Elle aimerait lui ordonner de se rhabiller. La tentation est là. À quelques pas. Et il se rapproche en lui faisant regretter sa méchanceté perçante. « bien que la raison pourrait être ta personne, en vérité je suis là pour la même chose que toi. tu n'es pas seule dans cette troupe. » la replace-t-il. Simple observatrice. Elle ne bronche pas, ne bouge pas. Tant qu'il sera là, elle s'en sentira incapable. Le moindre de ses mouvements l'attire vers lui, veut le toucher. Sentir le contact de sa peau, le roulement de ses muscles. Il lui fait perdre la raison. « utilises-moi » murmure-t-il tout contre elle. Frisson. Picotement qui lui avait terriblement manqué, mais qu'elle n'avouera jamais. Son regard se perd dans le sien. Et pour être perdu, il est perdu. L'interrogation se glisse au bout de ses lèvres sans qu'un son ne sorte. Il répond « utilises donc mon temps, tu sais très bien qu'on avance mieux ensemble. » en lui ôtant le doute. Tremblante, elle lui tourne le dos en glissant ses mains dans les siennes. Douces. Comment un mouvement si banale peut-il se retrouver si sensuel … ? Leur ronde commence au premier temps de la musique, les laissant se désarticuler en chœur face aux miroirs. Ils enchaînent, s'accordent et s’essoufflent. Jusqu'à ce que ce soit trop. « je peux pas. » s'échappe-t-elle après à peine cinq minutes. Enfin détachée de lui, elle respire plus profondément. « je peux plus mo. on ne peut pas continuer, pas comme ça ... » sanglote-t-elle sans le regarder. Quand osera-t-elle enfin lui dire qu'il la tue ? Que son désir la tue.
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MessageSujet: Re: alan ▼ funambules   Jeu 24 Nov - 18:11


et sa peau effleure la tienne, se lie et la touche et c'est doucement l'air qui revient. c'est fou comme elle peut vraiment tout changer, sans même le remarquer. et toi tu restes là, et elle a beau parler et crier au scandales, elle a beau chaque mois pleurer et rapidement s'éloigner... tu n'en restes pas moins touché, tu n'en restes pas moins là, le manque aux tripes, le doute à l'esprit. elle a pas conscience. mais en même temps lui en as-tu au moins donné la chance ?
tu chercheras pas plus loin, tu n chercheras pas après, le contact de sa peau fait oublier tout le reste, et quand elle remet la musique en marche ton cerveau se déconnecte de la réalité. c'est toujours pareil, en danse t'es dans un autre monde, t'es loin, t'es bien. et Alix c'est l'une des seules à autant s'y ancré, autant s'y être glissé. si tu sais à la perfection danser en troupe, c'est certains que la danse c'est personnel. tu suis les temps, les mouvements, mais t'as mais vraiment réussit à bien communiqué. ton talent tu le dois aux heures d'entrainement, mais tu sais pas vraiment t'incorporer aux autres esprits. sans doute pour ça que la blonde est l'une de tes partenaires les plus récurrentes. on ne peut nier l'harmonie, on ne peut nier l'alchimie. c'est physique, c'est impossible à décrire cette fascination, cette adoration. et elle semble ne jamais comprendre à quel point c'est déjà bien, c'est déjà grand, d'occuper ton esprit même tard le soir.
tu la laisses tourner, tu retrouves sans aucune difficulté les pas que vous avez tant répété en cours. ils reviennent avec automatisme alors que vos corps s'accordent dans un ballet des plus parfait. elle t'électrise, et tu penses même pas à tes gestes qui répondent d'eux-même à son corps, à sa jambes qui se relève, à sa main que tu attrapes, et le temps file. à peine. je peux pas. retour brutal, elle te lâche s'écarte et tu t'arrêtes dans tes mouvements seule la musique continuant son chemin. mais si, tu le fais bien.. elle te coupe et tu comprends alors à la suite de ses mots qu'elle ne parle pas de votre danse, de son enchainement, de ses capacités. elle s'éloigne, et tes sourcils se froncent en comprenant alors que non, ça ne sera pas facile. ça ne l'est jamais entre vous. vos disputes, ses doutes et ses peurs, vos réconciliations. c'est toujours la même chose, ce même goût de fin de relation, avant que ça rparte, encore, et pour peu de temps. cercle vicieux d'enfants capricieux. je peux plus mo. on ne peut pas continuer, pas comme ça ... on. le genre de mot que t'as toujours du mal à comprendre, mais que tu pardonnes tellement trop souvent quand ça sort de ses lèvres à elle. ton souffle se coupe, t'es là un peu paumé, planté au milieu du parquet sans trop savoir quoi rétorquer. ... pourquoi ? .. j'ai fais quoi ? c'est quoi le problème, on ne fait rien de mal... tu répliques comme i c'était votre première dispute, votre première "séparation" comme si l'un et l'autre ne se connaissaient que si peu. mais ça ne se comptent plus aujourd'hui, ce genre de discussion. ses sanglots te font mal, c'est certain que t'as beau ne pas savoir aimer, tu sais quand même ressentir, pour elle. hé.. tu la rejoins lentement malgré son refus de proximité. et tes doigts attrapent ses poignées l'attirant à toi. j'suis désolé... je veux pas te faire pleurer bab'... j'suis désolé .. tu souffles doucement ignorant cette musique qui continue au loin.
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